Un tiers des aliments destinés à la consommation humaine est gaspillé dans le monde. En France, c'est environ 10 millions de tonnes de nourriture consommable qui sont jetées tous les ans, d'après l'ADEME. A l'occasion de la Journée de lutte contre le gaspillage alimentaire qui aura lieu ce vendredi, Urbyn revient sur le gaspillage alimentaire en entreprise et vous donne quelques clés pour agir.
étal de fruits

Un tiers des aliments destinés à la consommation humaine est gaspillé dans le monde. En France, c’est environ 10 millions de tonnes de nourriture consommable qui sont jetées tous les ans, d’après l’ADEME. A l’occasion de la Journée de lutte contre le gaspillage alimentaire qui aura lieu ce vendredi, Urbyn revient sur le gaspillage alimentaire en entreprise et vous donne quelques clés pour agir.

Rappel : « Toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire est perdue, jetée, dégradée, constitue le gaspillage alimentaire. »1

Le gaspillage alimentaire concerne tous les acteurs de la chaîne alimentaire, et se produit aussi bien au niveau des exploitations agricoles, des entreprises agro-alimentaires, des restaurants d’entreprise ainsi que des grandes et moyennes surfaces. En France, sur 140kg de nourriture perdue par personne et par an, 46 kg sont perdus en production, 31 kg en transformation, 18 kg en distribution, 19 kg en restauration hors domicile (publique et privée).2

Que dit la loi ?

Depuis le 11 février 2020, l’objectif national en France est de réduire le gaspillage alimentaire, d’ici 2025, de 50% par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la restauration collective et, d’ici 2030, de 50% par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale.

Il est désormais interdit de rendre impropre à la consommation des denrées encore consommables pour les industries agroalimentaires, grossistes, distributeurs et pour la restauration collective. Au-delà d’un certain seuil, ces acteurs ont même l’obligation de proposer une convention de don à une association habilitée.3

Enfin, les restaurants sont dans l’obligation de fournir à leurs clients qui le souhaitent des « gourmet bags », c’est-à-dire des doggy bags à la française, pour éviter que les restes de leur repas ne soient jetés.

Pourquoi réduire le gaspillage alimentaire ?

Lutter contre le gaspillage alimentaire, notamment en entreprise, a des avantages environnementaux, économiques, et éthiques.
Premièrement, les chiffres dont nous vous parlions au début de l’article représentent 16 milliards d’euros de pertes et 15 millions de tonnes équivalent CO² par an, soit 3% des émissions de gaz à effet de serre de l’activité nationale. Des chiffres alarmants, qui le sont encore plus lorsque l’on sait que parallèlement à ce gâchis, en 2017, 5,5 millions de personnes bénéficiaient de l’aide alimentaire et 8 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire pour raisons financières.3

Quelles actions pour réduire le gaspillage alimentaire dans votre entreprise ?

Faire un diagnostic du gaspillage alimentaire

A qui cela s’applique-t-il ? Aux établissements de restauration collective, aux grandes et moyennes surfaces.
Comment s’y prendre ? Peser les aliments non consommés (restes préparés non servis / retours plateaux / invendus) 👉Plus d’infos ici

Diversifier l’offre de produits utilisant des fruits et légumes hors calibre

A qui cela s’applique-t-il ? Aux exploitations agricoles (on estime qu’environ 10% des denrées agricoles ne sont même pas récoltées pour cause de calibrage différent des « standards »), aux entreprises agro-alimentaires, aux restaurants d’entreprise ainsi qu’aux GMS*.
Comment s’y prendre ? Faire appel à des associations, AMAP ou entreprises mettant à l’honneur les « Fruits et légumes moches » comme par exemple, Curiosités, Hors normes, ou le label « Quoi ma gueule ? ».

Organiser des opérations de glanage

A qui cela s’applique-t-il ? Aux exploitations agricoles et associations.
De quoi s’agit-il ? Glaner signifie récupérer après récolte, des produits végétaux au sol ou sur pied non ramassés par le producteur en raison du calibre ou d’une impossibilité technique. Le glanage est possible si le propriétaire est d’accord, mais autorisé uniquement du lever au coucher du soleil. 👉Plus d’infos ici

Optimiser l’organisation du don alimentaire

A qui cela s’applique-t-il ? Aux exploitations agricoles, aux associations, aux restaurants collectifs et GMS*.
Comment s’y prendre ? En renforçant l’engagement des acteurs des filières agricoles et agro-alimentaires, en mettant en place des conventions de dons et en facilitant l’organisation des dons pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

Valoriser les déchets alimentaires lorsqu’ils sont inévitables

A qui cela s’applique-t-il ? Aux exploitations agricoles, aux entreprises agro-alimentaires, aux restaurants d’entreprise ainsi qu’aux marchés et GMS*.
De quoi s’agit-il ? Il est possible d’offrir une seconde utilité aux biodéchets grâce à leur compostage ou méthanisation. Ils sont alors transformés pour produire de l’engrais naturel ou du biogaz.
BONUS : Découvrez cette entreprise qui valorise le marc de café de manière originale (et tout le monde s’accordera à dire qu’en entreprise, le café, c’est sacré) ! 🍄

*Grandes et Moyennes Surfaces

Vous souhaitez valoriser vos biodéchets ?

Urbyn vous accompagne, de l’audit à la mise en place des filières de compostage ou méthanisation des  biodéchets.

 

➡ Découvrez Les Contes de l’antigaspi, campagne menée par le Ministère de l’Agriculture.

Sources

1 Légifrance

2 Ademe

3 Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation

 

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